Vous trouverez ci-dessous les grandes lignes du programme 2019-2020.

Pour en savoir plus, visitez le site de l’institut supérieur de théologie

Conférence inaugurale

Samedi 12/10/2019 – 17h – Amphi de l’IST

Au-delà des crises de l’Eglise,

quelles ressources

pour vivre l’Evangile aujourd’hui ?

Mgr Antoine Hérouard

évêque auxiliaire de Lille

 

THÉOLOGIE DOGMATIQUE

Le mystère de la Trinité

Je crois en un Dieu unique (en un seul Dieu) qui n’est pas solitaire (Père, Fils et Saint Esprit). Il est source et sommet de toute vie, personnelle et ecclésiale. Selon le Catéchisme de l’Église catholique, « le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne » (n° 234).

A l’écoute de la Parole de Dieu et de la Tradition vivante de l’Église nous entrerons dans le rythme trinitaire des Symboles de la foi. Nous verrons comment « l’économie » trinitaire se déploie à travers le temps et, répondant à l’invitation du Pape François, nous relèverons « le défi d’essayer de lire la réalité avec une clé trinitaire » (Laudato Si, n° 239).

P. Philippe BLANC

Directeur de l’IST. Prêtre du diocèse de Monaco. Maîtrise en Histoire et Docteur en Théologie. Délégué épiscopal pour l’œcuménisme, le dialogue inter-religieux, la solidarité-charité, l’écologie intégrale.

 Chacun peut suivre les cours en fonction de son projet personnel, de ses disponibilités professionnelles et de ses exigences familiales.

Renseignements et inscriptions

institut-superieur-theologie.fr/inscription/

ou 04 93 06 01 75

HISTOIRE

De la réforme grégorienne à la réforme

Au XIe siècle, l’Église doit sortir du cadre féodal et s’émanciper de l’ingérence laïque, elle a besoin d’une réforme en profondeur, aussi bien institutionnelle que morale. Ce sera l’œuvre de quelques évêques (saint Pierre Damien) et papes dont Grégoire VII dont la réforme portera le nom. Pendant les XIIe et XIIIe siècles, l’Église connaît une des périodes les plus prestigieuses de son histoire. La renaissance intellectuelle (philosophie, droit, théologie), la fondation de nouveaux ordres religieux (le siècle de saint François et de saint Dominique), les missions, la construction des cathédrales, etc., en sont les signes éclatants. On parle d’apogée et d’expansion.

Dès la fin du XIIIe siècle et, tout au long des XIVe et XVe siècles, c’est, en revanche, le temps des crises. La montée de l’ordre laïc, la remise en cause de l’autorité ecclésiastique (notamment celle du pape), le déclin des grands ordres religieux en sont les principales manifestations. Situation aggravée par la guerre de Cent ans, la grande peste (1349).

La papauté d’Avignon qui est cependant fort importante pour l’organisation interne de l’Église, passe pour signe de faiblesse (l’exil à Babylone). Au lendemain du retour de la papauté à Rome, l’élection de deux papes en 1378, provoque l’une des plus graves crises de l’Église. Le grand schisme d’Occident va diviser pendant 40 ans les hommes et troubler les consciences. Quelques années après le retour à l’unité de l’Église par l’élection de Martin V au concile de Constance, les désordres du concile de Bâle vont faire naître d’autres difficultés qui vont affaiblir l’Église au moment où elle va affronter la Réforme.

P. Jean-Louis GAZZANIGA

Agrégé des Facultés de Droit. Directeur de l’IST de 2008 à 2014. Avocat honoraire. Professeur honoraire à l’Université de Toulouse. Vicaire général du diocèse de Nice.

THEOLOGIE BIBLIQUE

Les lettres de saint Paul

M. Marc DUWELZ

 

THEOLOGIE MORALE

Ethique fondamentale 1/2

Comment la suite du Christ peut-elle transformer notre agir ? En abordant l’histoire et les sources de la morale chrétienne, le cours s’attachera à préciser le lien entre la foi et l’action, la morale et l’Écriture, l’éthique et la spiritualité.

En plus des méthodes pour évaluer moralement les actes humains, le cours précisera le caractère et l’identité des disciples du Christ ainsi que la vocation des communautés chrétiennes.

Ce cours est une introduction à l’éthique théologique : il s’efforcera de mettre en valeur la

diversité des positions en présence, celles d’hier comme celles d’aujourd’hui et de penser notre

vie avec les ressources de notre foi.

P. Vincent LECLERCQ, a.a.

Prêtre assomptionniste. Docteur en médecine et en théologie morale. Maitre de conférences au Theologicum de l’Institut catholique de Paris (ICP) de septembre 2008 à aout 2014, puis à l’Université Saint Augustin de Kinshasa (USAKIN) en République démocratique du Congo de 2014-2017. Il réside actuellement à Rome en tant que Secrétaire Général à la formation pour le service de sa congrégation.

PHILOSOPHIE

Philosophie de la religion

L’exigence de penser le religieux s’impose aujourd’hui plus que jamais. Alors que les relations

entre raison et religion dans l’Histoire furent tour à tour fécondes et conflictuelles, la philosophie de la religion ne peut que témoigner de cette tension et montrer les impasses d’une prétention de l’une ou l’autre à la toute puissance en matière de vérité et de bien. Elle ne peut que promouvoir l’idée d’une « religion ouverte » (Bergson) en évitant l’écueil du relativisme. Toutefois, l’idée d’une religion définie comme ouverture à Dieu et aux hommes (mystique, spiritualité sans forme religieuse, fraternité universelle) ne peut pas sérieusement constituer une religion réelle, avec ses exigences d’incarnation dans la pâte humaine (transmission, lois, organisation, rites, etc.). C’est pourquoi l’idée historiquement vérifiable et spéculativement consistante de « Révélation » est celle d’une tradition où Dieu se révèle Lui-même à une communauté dans des formes culturelles constituant une « religion », de sorte que le spirituel

authentique s’authentifierait seulement dans le cadre religieux. La relation de la vérité divine infinie aux formes religieuses finies qui la manifestent constitue alors l’objet fondamental et premier de la réflexion sur la vérité religieuse.

Sachant par ailleurs qu’il existe une concurrence entre les religions quant à savoir « quelle est la religion la meilleure ? », la seconde question sera de préciser à quelles conditions les religions peuvent s’exprimer, vivre leur mission d’avoir à convaincre de leur vérité, tout en promouvant la paix et en s’enrichissant de la vérité à laquelle l’expérience de toute homme peut prétendre ? Quel rôle joue alors le politique dans cette interaction des religions et quelle relation doit-il avoir avec elles de sorte de ne pas les violenter à son tour en voulant s’assurer le monopole de l’institution du vrai et du bien ? C’est toute la question de la laïcité ouverte sur tous ses bords.

M. Pierre BENOIT

Agrégé et docteur en philosophie. Il a publié Le père en personne et Les chrétiens et les musiques actuelles. Diacre permanent dans le diocèse de Nice