Parcours Histoire – journée 11

Face à la montée de la classe ouvrière liée à l’industrialisation d’une part, et à la montée des totalitarismes que sont le communisme, le fascisme et le nazisme d’autre part, le christianisme manifeste une grande vitalité, notamment stimulé par l’encyclique de Léon XIII Rerum Novarum (1891)

De Léon XIII à nos jours (1 ère partie)

En début de matinée, Guy Terrancle  resitue la pensée catholique « sociale »  au lendemain de la révolution industrielle dans un contexte de théories libérales et marxistes. Léon XIII, face au positivisme, encourage le renouveau du thomisme. Son encyclique  « Rerum novarum »  en 1891, élabore une réflexion chrétienne sur la situation sociale en  condamnant la misère et la pauvreté qui pèsent injustement sur la majeure partie de la classe ouvrière ». Elle dénonce  les excès du capitalisme et  encourage l’union des patrons et ouvriers pour une économie au service de l’homme. Elle est également à l’origine de nombreuses initiatives : patronages, mutuelles d’assurances, banques populaires et associations « ancêtres » des syndicats.

Dans un second temps, Sylvain Brisson rappelle que l’écclosiologie, bien que née au 17 siècle voit un renouveau au 20 ème siècle. Le père Yves Congar a été l’un des grands promoteurs.  En s’appuyant sur les Pères de l’Eglise, ce tournant ecclésiologique tentait de corriger l’ecclésiologie sociétaire, juridique et hiérarchique, pour se concentrer sur l’unité et l’humanité de l’Église. Il distingue  3 renouveaux  :  renouveau biblique, renouveau patristique et renouveau lithurgique. La constitution Lumen gentium  sous Jean XXIII (Vatican II) apporte un peu d’air frais à  l’Eglise en la situant dans sa nature et son rapport au monde. L’Eglise, « peuple de Dieu » est un mystère.  Elle reconnait son unité dans la diversité locale que sont les diocèses.

L’après-midi  est consacrée à la laicité avec Guillaume Rigler. Il retrace la vie de l’Eglise au cours des 2 premières guerres mondiales. Durant la première guerre mondiale, l’Eglise joue la partie de l’union sacrée ; les prêtres vont au combat, au front la piété est vivace, et il se constitue une « fraternisation des combats ». C’ est l’occasion pour les catholiques de gagner   leur réhabilitation nationale après l’ épisode de la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905. Face à la montée des totalitarismes, les églises chrétiennes ont à choisir entre soumission, compromis et résistance. Si l’Eglise d’Autriche affiche la croix gammée et se range derrière le Reich, Pie XI via radio Vatican affirme son aversion pour le fascisme. Bien que l’immensité des fidèles se rallie au maréchal Pétain, religieux et laics chrétiens dénoncent les méfaits du nazisme et organisent la protection de nombreux juifs. L’Eglise condamne et le marxisme et le capitalisme : pour les catholiques, le travail n’est pas une valeur, mais la paix et l’amour.

2018-04-05T09:33:13+00:00

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